Définition de la Psychothérapie psychanalytique

Elle s'appuie sur les principes théoriques de la psychanalyse. Cette méthode vise à alléger la souffrance psychique de la personne par l'élaboration, la mise en mots de son vécu et de ses difficultés (symbolisation). Cette technique repose sur les associations libres du patient, sur l'interprétation par le thérapeute de ce qui est dit (ou non) et sur la relation transféro-contre-transférentielle. La psychothérapie aide à la compréhension des conduites ou des affects, qui font symptôme chez l'individu.

Qu'est-ce qu'un symptôme ?
Le symptôme est par définition ce qui nous fait souffrir, ce qui nous embarasse, ce qui nous empêche. Il peut s'agir de manifestations lourdes (le délire dans la psychose) mais également de souffrances quotidiennes : « je n'ai plus de temps pour moi parce que je travaille trop », « je ne progresse pas dans ma vie car je n'ai pas confiance en moi », « je n'arrive pas à avoir une relation amoureuse stable parce que je... ». Les raisons et les causes invoquées pour expliquer notre mal-être ne suffise pas à l'endiguer, ni à en comprendre le sens véritable. Pourquoi est-ce que je travaille trop, pourquoi je n'ai pas confiance en moi, pourquoi je... ne sais pas ce qui se passe : voilà les énigmes que pose le symptôme. Le travail du thérapeute sera d'aider le patient à remettre du sens là où quelque chose lui échappe et que les situations inconfortables se répètent infiniment.

Le thérapeute prend en compte la souffrance de son patient au cas par cas. Aucun symptôme n'est comparable, ni mesurable.

Le cadre thérapeutique
La durée d'une psychothérapie n'est pas estimable au préalable. Elle dépend à la fois de la demande de chacun et de son engagement, de l'ampleur de la souffrance et des avancées du travail thérapeutique.

La fréquence est d'une séance hebdomadaire, sur une période de quelques mois à quelques années. La durée de la séance est variable, excédant rarement les 45 mn.

La psychothérapie se déroule en situation de face à face et nécessite des échanges dynamiques entre le patient et le thérapeute. Pour ma part, j'adopte une position active et participative dans la conduite de la thérapie, je soutiens le patient dans son effort de verbalisation.

A qui s'adresse la psychothérapie psychanalytique ?

Il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises raisons qui poussent à consulter un psychologue car il en va du désir de chacun face à ses propres difficultés (relationnelles, comportementales, émotionnelles, professionnelles ou psychiques). Les problèmes qui mènent à entreprendre une psychothérapie peuvent être nombreux et variés (état dépressif, sentiment de mal-être, épisodes phobiques, angoisse, trouble sexuel, addiction, situation sociale, conjugale ou professionnelle difficile...).

Les séances s'adressent :

- A toute personne (enfant, adolescent, adulte, ou personne âgée), souhaitant entreprendre un travail thérapeutique allant dans le sens d'un mieux-être ou d'un soutien psychologique suite à des difficultés passagères (deuil, séparation, maladie...), mais aussi, à tout sujet présentant une psychopathologie installée (PMD, boulimie, conduites addictives, phobies...).

- Ou encore,  à la personne ayant l'impression de ne pas tirer de sa vie ce qu'il est en droit d'en attendre.

Tarif des consultations et ateliers

Cabinet de psychologie clinique, interculturelle et de musicothérapie  :

Le coût d'une séance est de 40 €. Il peut cependant s'adapter aux ressources de chacun. Les consultations du psychologue ne sont pas remboursées par la Sécurité Sociale. Cependant, certaines complémentaires santé prennent en charge une partie des frais.

Pour les institutions ou les associations (Toulouse/Midi-Pyrénées)

Le coût des ateliers de musicothérapie sera déterminé en fonction de la demande spécifique des structures intéressées (IME, CMPP, CMP, CADA, UTAMS, CAT, hôpitaux, EHPAD, ITEP, FAM, établissements psychiatriques, maison d'arrêt ou toute autre institution à caractère médico-socio-psychologique).

Définition de la Musicothérapie

La musicothérapie est pratiquée depuis des temps anciens, aujourd'hui elle se développe  sur tous les continents, et présente donc une dimension transculturelle certaine. Il existe dans la littérature clinique de nombreuses définitions de la musicothérapie. Pour ma part, cette discipline est une forme de psychothérapie médiatisée par la musique et plus largement par le sonore. Cette pratique est transdisciplinaire et convoque à la fois, la dimension artistique (la musique et le sonore) et la dimension du soin psychique.

La musicothérapie s'inscrit dans une dynamique relationnelle d'aide, de communication (verbale et/ou non-verbale) et se pratique dans le cadre de différents contextes cliniques (prise en charge psychothérapique, médiation sociale, hospitalisation, rééducation motrice et vocale...), auprès de personnes manifestant une souffrance psychique, physique ou un handicap. Elle sollicite les processus de création et permet une inscription dans le lien social.

La musicothérapie est une pratique permettant la prise en charge des troubles de l'expression verbale et du langage, comme le bégaiement. En effet, si la personne bègue présente des difficultés dans l'artciulation et l'énonciation du langage verbal, ceci est rarement le cas lorsque la voix est utilisée différement que dans la seule perspective de la communication verbale, comme par exemple avec le chant ou l'imitation. En effet, la grande  majorité des personnes bègues cessent de bégayer lorsqu'elles chantent ou imitent quelqu'un, quand la voix est détournée de sa fonction première, celle de la conversation usuelle. Considérant ces observations, j'ai développé une approche spécifique clinique et musicothérapique des troubles de l'élocution en faveur des enfants, des adolescents ou encore des adultes. Rappelons qu'au-delà des difficultés qui se manifestent dans l'expression du langage verbal, la prise en charge du bégaiement ne peut se faire qu'en considérant les mécanismes psychologiques à l'oeuvre chez la personne bègue. Cela est d'autant plus probant que ce trouble du langage peut occasionner une souffrance psychique importante.

Comme toute psychothérapie, la musicothérapie nécessite :

    • Un cadre (lieu, fréquence, durée et nombre de séances)

    • Une demande (qui conduit le sujet à venir consulter)
    • Un ou plusieurs patients (selon que les séances soient individuelles ou collectives)

    • Un thérapeute (formé à la pratique artistique et psychothérapique)

    • Des méthodes et techniques spécifiques (méthodes cliniques, psychomusicales...)

    • Un coût (la rémunération du praticien, le don est un facteur opérant dans le travail thérapeutique)
    • Des référentiels cliniques théoriques (psychanalytiques, psychodynamiques...)

Les effets thérapeutiques de la musique, sur le plan psychique et somatique, sont désormais étudiés et reconnus. Les recherches cliniques et l'expérience nous révèlent les bienfaits thérapeutiques de la musicothérapie, permettant au patient un mieux-être et un allègement de ses symptômes, comme la diminution de l'angoisse ou de la douleur (par exemple : pour le patient hospitalisé à la suite d'un accident ou d'une maladie). Les objectifs thérapeutiques se définissent en fonction de la demande du patient et de ses possibles (par exemple : si la personne présente un handicap psychomoteur limitant ses gestes).

Enfin, la thérapie médiatisée par la musique favorise le tissage du lien social, ou encore la symbolisation. Elle permet au sujet de se dire autrement, par le son et la musique, lorsque la parole est inhibée ou le langage verbal absent. Pour reprendre, une défintion de J-M. Vives : "La musicothérapie est la mise en jeu d'une production sonore, prise dans une relation transférentielle, qui est adressée, aussi bien du côté du musicothérapeute que de celui du patient. C'est bien cette dimension du vecteur transférentiel qui va transformer la production musicale en manifestation subjective, pouvant faire l'objet d'une interprétation".

La pratique de la musicothérapie ne nécessite pas de compétences musicales particulières ou de techniques spécifiques et s'adresse donc à toute personne, quelque soit l'âge (enfant, adolescent, adulte et personne âgée), la culture, la problématique subjective, le handicap, ou encore la psychopathologie installée (psychose, névrose décompensée, états limites...).


 Rappelons que la musicothérapie est une discipline issue du champ de la psychologie clinique, en conséquence le praticien qui s'en réclame doit pouvoir justifier des connaissances et compétences requises, nécessaires à conduire une psychothérapie, respectant scrupuleusement éthique et déontologie. Aujourd'hui, le statut du musicothérapeute échappe encore à toute réglementation légale, du fait que la profession ne soit soumise à aucune définition précise, comme c'est le cas par exemple, pour le statut du psychologue. Aussi, nous assistons à de nombreuses dérives de la part de "thérapeutes" dont la formation clinique reste approximative, voire inéxistante.

A qui s'adresse la musicothérapie ?

Les séances de musicothérapie s'adressent à :
- A toute personne musicienne ou non (enfant, adolescent, adulte et personne âgée), intéressée par cette pratique. Les séances sont individuelles et se déroulent au sein du cabinet sur rendez-vous

- Aux institutions et associations oeuvrant dans le secteur médico-socio-psychologique (de la région Midi-Pyrénées et région PACA) souhaitant mettre en place des ateliers individuels ou collectifs

- Aux personnes présentant des troubles d'ordre cognitif (apprentissage, mémoire), psychopathologique (psychoses, autisme, déprise sociale...), en situation de handicap (déficience visuelle, troubles psychomoteurs...) ou de maladies caractéristiques du vieillissement (Alzheimer)

La pratique de la musicothérapie s'avère particulièrement adaptée auprès de personnes ayant des difficultés ou une impossibilité à user du langage verbal.

Comment se déroule une séance ?

Les ateliers s'inscrivent dans une démarche thérapeutique médiatisée par l'écoute et la pratique d'instruments de musique et d'objets sonores variés.

Le plus souvent les séances sont hebdomadaires, la durée de la thérapie allant de quelques mois à quelques années, selon l'engagement et le désir de chacun.

Les séances que je propose s'articulent selon trois approches spécifiques:

Approche réceptive :

Consiste en l'écoute d'une production sonore émise par le musicothérapeute à l'aide d'un instrument de musique (guitare, xylophone, saxophone, chant...), ou encore de musiques choisies par le participant (cela nécessite l'utilisation d'un lecteur cd). Le dessin peut être également associé à l'écoute musicale auprès de personnes ayant des difficultés à user du langage verbal (comme par exemple les jeunes enfants).

Cela permet de favoriser l'élaboration verbale des émotions associées à cette écoute (souvenirs, images mentales, évocations, sensations), ou d'induire un état de relaxation.

Approche participative :

Cette approche se distingue de la précédante dans la mesure où le participant est invité à explorer et à manipuler les objets sonores et instruments de musique mis à sa disposition (à commencer par la voix et le corps). Cette mise en action de la personne se déroule de façon spontanée ou est suscitée dans l'échange de la dynamique thérapeutique. La pratique instrumentale permet au patient de verbaliser, de mettre en mots ses ressentis, ses difficultés, en s'appuyant sur l'expérience musicale de la séance (écoute, production sonore, relation à l'autre et à l'objet).

Approche créative :

Je propose également un autre dispositif musicothérapique spécifique, dont l'objectif est plus particulièrement centré sur les processus de création et l'utilisation des nouvelles technologies. Cette dernière approche consiste en la création d'une pièce sonore, vocale et musicale, pareille à un "tableau sonore". Par ailleurs, je finalise actuellement la conceptualisation de cette approche créative, qui paraîtra prochainement dans un ouvrage. Aussi pour toute information complémentaire, je vous invite à me contacter directement.

Les bienfaits thérapeutiques ?

Les objectifs cliniques se définissent en fonction de la demande, des possibles de la personne et de sa problématique subjective. La musicothérapie engage la personne au niveau relationnel, émotionnel, cognitif et corporel.

Globalement, jouer d'un instrument est un acte de création. La création repose sur la dimension imaginaire et symbolique de chacun. Dans de nombreuses pathologies (dépression, mélancolie), l'imagination est appauvrie. Or, pour se sortir d'un mauvais pas, il faut savoir faire preuve d'inventivité, savoir créer les conditions de son bien-être est un processus que le participant pourra se réapproprier à travers la musicothérapie.

D'un point de vue théorique, on parle de symbolisation et de métaphorisation.

Niveau Relationnel : Ecouter l'autre, s'écouter, échanger

La musicothérapie améliorent la qualité des relations sociales puisque les échanges inter-individuels en sont le fondement.

Ecouter l'autre : Jouer ensemble nécessite la prise en compte et l'attention à l'autre. Dans un exercice où praticien et participant jouent simultanément, la dynamique relationnelle induit l'harmonisation de la production sonore de chacun.

S'écouter : Au sein de cette dynamique, il est cependant impératif de rester à l'écoute de soi, de son propre jeu, de son vécu interne. Savoir mettre une distance entre son jeu et celui du praticien, c'est savoir surtout ne pas céder sur son propre désir.

Echanger : C'est dans ce mouvement entre soi et l'autre que les problèmes relationnels que peut rencontrer le participant peuvent être mis à jour et réélaborés.

Niveau Emotionnel :

Nos musiques préférées sont souvent associées à des évènements de vie. C'est pourquoi la musicothérapie fait résonner l'histoire émotionnelle du patient, suscitant souvenirs et sensations. La résurgence de ces états émotionnels sera l'occasion pour le participant de s'en libérer dans le cadre de la séance (et non à l'extérieur auprès de son entourage !) et d'en comprendre les mécanismes. Le praticien, par son interprétation, accompagnera ce travail. Son rôle sera, entre autre, d'amener le patient à distinguer les différentes émotions qui le traversent : le stress n'est pas la colère, la tristesse n'est pas l'épuisement, l'amour n'est pas le sacrifice...

Niveau Cognitif :

La pratique musicale fait appel aux fonctions cognitives, c'est-à-dire la mémoire, l'acquisition et la gestion des connaissances, l'attention ou bien la perception. Jouer une séquence musicale, c'est d'abord la décomposer (un rythme puis un autre), la mémoriser à court et long terme, et enfin la reproduire. L'indépendance des membres du corps (droite et gauche) est aussi un exercice fondamental dans cette pratique. Nos fonctions cognitives coordonnent nos actions motrices : du cerveau à la main !

Niveau Corporel :

Distinguer les sons extérieurs et notre petite musique intérieure, c'est aussi délimiter les espaces du dehors et du dedans. Le sentiment de l'unité corporelle et de la conscience de soi sont alors convoqués.

La pratique instrumentale met le corps en jeu. Le participant travaille ses habiletés motrices mais au-delà de cet aspect, il décharge ce faisant ses tensions psychiques et apprend à les canaliser. Suivre un rythme, ce n'est pas taper à tout-va !

Etre en société, c'est s'exposer à l'autre. Jouer devant le thérapeute est une mise en scène. Il s'agit donc de savoir s'exprimer corporellement, ou plutôt de se réconcilier avec son corps, qu'il soit le prolongement de nos intentions et non un étranger en soi.

En résumé, la musicothérapie peut représenter une alternative thérapeutique qui aide à  :

- Dynamiser l'estime de soi, la créativité et prendre conscience de ses ressources

- Renouer avec son désir et l'envie de faire (par la mise en acte du corps)

- Levée des inhibitions

- L'individuation et l'autonomisation

- Au processus de symbolisation (la musique comme support de verbalisation)

- La relaxation et l'apaisement des tensions intra-psychiques

L’instrumentarium

Les instruments de musique et objets sonores mis à disposition possèdent des caractéristiques spécifiques et sont adaptés aux possibles de chacun. Certains d'entre eux ont des origines ethniques variées, permettant la mise en résonnance de la dimension culturelle des patients. L'instrument de musique est alors à entendre comme un objet pouvant évoquer un sentiment de familiarité qui s'incrit dans l'histoire et la culture du sujet, objet à partir duquel une parole peut s'arrimer.

Le parc instrumental se compose de 6 grandes catégories représentatives : (tous les instruments utilisés dans le cadre des séances ne sont pas présentés sur ce site, seuls les principaux y sont répertoriés).

Le corps

Le corps et la voix sont explorés et utilisés lors de la pratique du chant ou de percussions corporelles.

Objets sonores et instruments

Structures sonores Baschet

Disque Baschet

Disque Baschet

Croix Baschet

Croix Baschet

Grille Baschet

Grille Baschet

Ressort Baschet


Ressort Baschet

Hang

Hang

Bol Tibetain

Bol tibétain

Udu

Udu
Cordophones

Guitare

Guitare

Gumbri

Gumbri
Vents

Saxophone

Saxophone
Lamellophone

Kalimba

Kalimbas
Percussions

Djembe

Djembés

Conga

Congas

Derbouka

Derbouka

Surdo

Surdo

Balafon

Balafon

Tous les extraits sonores de l'instrumentarium sont composés et interprétés par Fabien Sorabella.

Formations en musicothérapie

Formations en musicothérapie - Février à Juin 2017
Formations Musicotherapie2017 Kairo
 Formations Musicotherapie2017 Kairo2
 
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